dimanche 3 mai 2015

Le jour où je revis

03 mai 2015 : enfin je revis !
La piscine et moi c’est une longue histoire d’amour hélas entre-coupée de déchirantes séparations lorsque, chaque automne, je n’ai d’autre choix que de la vider afin de la préparer aux rigueurs - et à l’effroyable longueur - de l’hiver québécois.

De novembre à mars, abandonnée dans le jardin, elle alors n’est plus qu’une masse informe de glace, pour moi dénuée du moindre intérêt.

C’est en avril, avec le retour de la lumière, que l’espoir renait, un espoir encore timide et souvent émaillé de déceptions, quand reviennent la neige ou le gel.

En mai, à présent libérée de sa prison de glace, c’est le moment de la redémarrer, mais c’est aussi l’occasion de nouvelles expériences car, chaque année, il y a toujours quelque chose qui ne fonctionne pas, qui brise, qui ne s’emboîte pas comme il le devrait, ou qui se comporte de façon bizarre.

Mais c’est aussi une forme de défi, celui du banlieusard, pour qui la vie est toujours une grande aventure...